et pourquoi pas demain
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5.3.17

en février {2017}









… Début février, yann et moi avons fait une escapade de deux jours à Bruxelles. Eric, à la librairie Candide a eu la gentillesse de m'inviter un dimanche après-midi pour fêter la parution de la nouvelle édition d'In the mood for… Bruxelles. L'occasion de découvrir (encore) de nouvelles adresses dont deux géniales pour brancher ainsi que le meilleur resto italien de la ville (pas un italien chic, mais des recettes de pâtes divines et ultra copieuses servies dans la poêle, comme on en mange à Naples…) : je les garde sous le coude pour la troisième édition du guide j'espère.

Je lis trop peu en ce moment, mais j'ai profité de notre semaine dans le Jura pour savourer deux bons romans. Un bonheur le soir après le ski de fond…
J'ai lu Le Tireur, de Glendon Swarthout, qui nous avait été conseillé par une libraire de Filigranes Corner, à Bruxelles. Un petit roman hyper original qui m'a beaucoup plu. 1901. John Books, le tireur le plus célèbre de l'Ouest, apprend qu'il est atteint d'un cancer et qu'il ne lui reste quelques semaines à vivre. Son médecin lui annonce une agonie terrible. Il s'installe dans une pension tenue par une veuve qui l'accueille avec une certaine froideur. En revanche, son ado de fils, est fasciné par leur hôte. L'annonce de la mort prochaine du héros se répand vite. Certains veulent profiter de sa faiblesse pour le supprimer tandis que d'autres défilent dans sa chambre pour tenter de gagner de l'argent sur son dos. Seules sa relation avec sa logeuse et son médecin sont sincères. C'est un très beau roman sur les derniers jours d'un homme qui regarde son passé, veut savourer chaque instant de son présent et décider de sa mort. La mort du "Tireur" symbolise aussi celle d'une époque.
J'ai adoré Celle qui reste, celle qui fuit, le troisième tome d'Une Amie prodigieuse. Les chemins de Lila et d'Elena, à l'approche de la trentaine, se sont écartés encore davantage : restée à Naples, Lila est ouvrière dans une usine de salaison, se tue au travail et élève son fils. Elle est épaulée par le fiable Enzo, qui veille sur eux. Elena, à Florence, est sur le point réaliser de votre son rêve : après l'énorme succès de son premier roman, elle va épouser Pietro, universitaire plein d'avenir,  et se destine à une carrière d'écrivain. Mais elle est hantée par le souvenir de Nino, son amour de jeunesse et l'inspiration lui fait défaut. La psychologie des deux femmes est complexe, leur relation l'est davantage encore. L'arrière plan social est passionnant (la naissance d'un mouvement féministe et les luttes prolétariennes qui s'opposent à des groupes fascistes) mais ne nuit pas à la force des destins individuels que nous raconte Elena Ferrante.



30.1.17

en janvier {2017}


 " Récemment, comme je faisais le point sur les livres que j'avais lus ces dernières années, j'ai remarqué qu'il y avait désormais dans ma bibliothèque plus de romans américains que 
de romans français. " 
(*La disparition de Jim Sullivan. Première phrase)

J'ai entendu beaucoup de bien du dernier roman de Tanguy Viel, Article 353 du Code pénal, que j'achèterai quand il sortira en poche. Cela m'a donné envie d'aller me pencher sur les précédents écrits cet écrivain breton né la même année que moi. Le titre et la couverture de La disparition de Jim Sullivan m'ont tentée. C'est un livre court et étonnant. Le narrateur-auteur français se raconte au fur et à mesure de l'écriture de son roman américain. Le roman se construit donc sous nos yeux… le "je" nous explique pourquoi il choisit de faire intervenir tel personnage, à tel endroit en suivant les codes du roman américain : "Et c'est vrai que Dwayne Koster avait exactement cinquante ans quand commençait mon histoire, que sa vie sentimentale s'était un peu compliquée, et qu'il était divorcé donc, puisque, d'une manière générale, il n'était pas question de déroger aux grands principes qui ont fait leur preuve dans le roman américain". Pour moi, grande amoureuse de littérature américaine, j'ai trouvé à la fois drôle et passionnant la manière dont il avait repéré les tics ou les codes de cette littérature pour les utiliser en nous prenant comme témoin du processus d'écriture. Au delà du procédé, il construit une histoire assez chouette : celle d'un prof de fac, infidèle et trompé, quitté par sa femme, trahi (d'une manière glauque et assez comique aussi) par sa jeune maîtresse, utilisé par un oncle trafiquant d'antiquités etc… Quant à la disparition de Sullivan, elle est comme un fil rouge tout au long du roman.



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lectures pour le travail…
Les quatre filles de Brick Lane, de Siobhan Curham. Un roman anglais pour ados dont les héroïnes sont quatre jeunes filles : Rose, Ambre, Sky et Maali. Rose est la fille d'une mannequin en fin de carrière qui rêve de la même carrière pour sa fille mais la sublime Rose se passionne pour la pâtisserie. Ambre, fan d'Oscar Wilde, a deux papas, dont l'un artiste qu'elle juge égocentrique et avec lequel elle ne s'entend pas. Au lycée, elle est harcelée par un groupe de filles à cause de l'homosexualité de ses parents. Sky, poète en herbe a perdu sa maman et vit sur une péniche avec un père adoré mais celui-ci a décidé de s'installer avec une femme (la mère de Rose) que Sky déteste. Enfin, Maali est une jeune fille d'origine indienne qui n'ose pas parler aux garçons… Ambre se sent seule et différente. Elle décide de passer une annonce et de monter un club secret avec des jeunes filles différentes comme elle… Rose, Sky et Maali la rejoignent. L'écriture n'a rien de sensationnelle, les  thèmes ne sont pas d'une originalité folle mais voilà un joli roman dans lequel nombre de jeunes lectrices devraient se reconnaître et qui peut faire un bien fou quand on a 12 ou 15 ans et qu'on se se différente. Un livre qui valorise la différence et incite à assumer ce qu'on est.

Lâcher prise, c'est vivre, de Solène Revol. Un livre témoignage écrit par une jeune fille qui raconte son année d'anorexie, depuis la naissance de la maladie jusqu'à sa guérison après neuf mois d'hospitalisation. Un récit très fort et très concret sur ce qui se passe dans la tête d'une jeune fille malade. J'ai lu beaucoup d'ouvrages sur la question, mais j'ai trouvé ce récit particulièrement "efficace" pour comprendre le processus de cette maladie. (lire l'interview de Solène la semaine prochaine dans "L'actu").


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Au cinéma… J'ai déjà parlé de La La Land il y a quelques jours. L'autre très beau film du mois c'est Moonlight, de Barry Jenkins. On suit la vie de Chiron, un petit garçon qui grandit dans un quartier très défavorisé de Miami. Pas de papa, une maman toxicomane. L'enfant est chétif, un peu efféminé et souffre-douleur des gamins de son école. Un enfer familial et scolaire qui ne fera que s'accentuer au fil des années. Il s'échappe de son cauchemar en se réfugiant de temps à autre chez un dealer et sa petite amie Teresa, qui prennent soin de lui. Le film se partage en trois parties et des acteurs différents incarnent le héros à trois périodes de sa vie : la petite enfance, l'adolescence et les débuts dans l'âge adulte. Ce changement de comédien n'altère en rien l'attachement que le spectateur ressent pour le personnage. On a envie de le protéger, de l'extraire d'un milieu hostile et cruel qui le rejette avec violence. On le voit grandir, évoluer et déployer des stratégies de survie. Il emprunte finalement une voie radicale pour survivre mais il est bouleversant de voir toujours, derrière le masque, le petit garçon fragile et sensible qu'il est toujours. Un très très beau film.
L'ascension et Il a déjà tes yeux sont des films sympas pour ados. Un joyeux mélange d'humour et tendresse pour prôner de belles valeurs  : le dépassement de soi, la solidarité pour le premier, l'amour et la tolérance pour le second. Ça ne fait pas de mal par les temps qui courent…
Rock'n roll de Guillaume Canet m'a bien plu. C'est une comédie inventive et audacieuse. Marion Cotillard est très drôle et le couple fait preuve d'une bonne dose d'auto dérision et c'est bien réjouissant!
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Au théâtre, Vue du pont d'Arthur Miller, mis en scène par Yvo Van Hove, a fait l'unanimité dans notre groupe d'abonnés au théâtre de l'Odéon. On a été éblouis par la mise en scène, le texte et la force de l'interprétation (Charles Berling, Caroline Proust… tous épatants). Une très belle critique du Monde à lire ici

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Petite mise à jour des lieux qui proposent In the mood for… 

*boutique en ligne : inthemoodfor.tictail.com

* à paris : Artazart (10e), Le Merle Moqueur (20e), Les Fleurs (11e), French Touche (17e), Welcome bazar Bio (11e), Voyageurs du monde (2e)…
* à rennes : Ariane, la librairie du voyage
*à nantes : L'atelier du petit parc
*à bordeaux : librairie Le Passeur
*à lille : librairie autour du monde
*à la rochelle : librairie Les Saisons
*en suisse : Sérendipité
*à liège : librairie Toutes directions
*à bruxelles : librairie Candide (et à partir du w-e prochain chez Peinture Fraîche, Ici, La Frénésie, Pépin la Lune, Le Maga…)





29.12.16

en novembre & décembre {2016}



{Donville}


Je prends un peu de temps durant ces vacances normandes (Granville/Gahard/Omonville-la-Rogue) pour revenir sur mes lectures et films de novembre et décembre.

J'ai trop peu lu ces dernières semaines, mais je retiens de cette fin d'année, Sauveur & fils 2, de Marie-Aude Murail (L'Ecole des Loisirs), aussi réussi que le premier. J'ai retrouvé avec plaisir Sauveur, psychologue antillais -qui porte très bien son prénom- et ses jeunes patients. Parmi eux, Ella/Eliott, Margaux… Certains patients ont quitté le roman : thérapie terminée ou interrompue tandis que de nouveaux arrivent. Marie-Aude Murail parvient à aborder de nombreux sujets sans tomber dans l'effet catalogue. Tous ces patients sont réellement incarnés. Je suis un peu moins convaincue par le personnage de Louise, le nouvel amour de Sauveur, même si le comportement de son ex-mari (qui après l'avoir plaquée pour une autre femme, se révèle jaloux et odieux lorsque Louise tombe amoureuse d'un autre) est d'un réalisme criant. Un roman d'utilité publique qui fait subtilement passer le message qu'un enfant ou un ado en souffrance l'est le plus souvent à cause de liens familiaux problématiques. Et que plutôt que de le stigmatiser, une thérapie familiale qui permet à d'interroger les liens et la place de chacun dans la famille, peut être grandement bénéfique. Une lecture pour adolescents, dès 13-14 ans et pour les parents. J'attends avec impatience la sortie du troisième tome.
           Double faute, d'Isabelle Panzadopoulos (Gallimard), est aussi un très beau roman psychologique mettant en scène un père qui veut faire de ses deux fils des champions de tennis. Comme Marie-Aude Murail, l'auteure s'est énormément documentée avant d'écrire son livre.  


 Côté littérature pour adulte, l'an passé j'avais adoré Un bonheur parfait, de James Salter et j'ai poursuivi ma découverte de ce grand auteur américain avec Et rien d'autre. L'histoire d'un homme, Philip Bowman, que l'on suit tout au long de sa vie d'adulte. Un mariage, un divorce, des liaisons, un métier d'éditeur qui le passionne, des voyages (Londres, l'Espagne, l'Italie…), des amitiés… Un héros qui n'en est pas vraiment un. Plutôt un homme ordinaire, un peu plus intelligent et cultivé que la moyenne. L'écriture de James Salter paraît extrêmement simple et limpide mais elle dégage une mélancolie folle. Il suggère avec une force impressionnante le temps qui file et l'éphemérité de la vie. Lire une très belle critique parue dans Télérama par ICI.

Au cinéma, deux films m'ont enthousiasmée en cette fin d'année  : Manchester by the sea, de Kenneth Lonnergan, et pas seulement pour la présence de Casey Afleck (qui cela dit confirme qu'il est un très grand acteur). Il est sorti il y a déjà plusieurs semaines et je ne vais donc pas revenir sur l'histoire mais c'est très beau et fort.
Quelques minutes après minuit, de
Juan Antonio Bayona, m'a complètement bouleversée. L'affiche est assez trompeuse et laisse à penser qu'il s'agit d'un film pour enfant. Certes, le fantastique (un arbre qui prend vie) fait irruption dans le film, mais il n'est qu'un moyen de dire (et surtout de "faire dire" au jeune héros) des choses et ses sentiments complexes et douloureux. C'est un film sur le deuil, sur la mort, sur le sentiment de culpabilité. Même si on peut regretter que certaines scènes n'échappent pas aux clichés, pour ma part je pardonne aisément au réalisateur car d'autres sont tout l'inverse. Je n'aurais pas imaginé pouvoir être si bouleversée devant une scène entre un arbre qui parle et un enfant… {sortie le 4 janvier / à ne pas recommander avant 12 ans}.
Swagger m'a beaucoup émue. Le réalisateur a passé quatre ans avec ces pré-ados d'une cité de banlieue parisienne et il nous propose un regard différent sur la banlieue et aux antipodes de ce que les infos veulent nous donner à voir. Il filme des jeunes "normaux", timides ou extravertis, drôles ou inquiets… Leur vie n'est pas rose bien évidemment, mais ils ont des envies, des rêves, un vrai regard sur le monde et sur notre société. Un film qui fait beaucoup de bien et qui m'a mis la larme à l'oeil. 
Premier contact est  génial : un film sur les Alliens sans effets spéciaux mais une réflexion sur le langage.  
Dans Cigarettes et chocolat chaud, j'ai trouvé certaines scènes un peu cliché (notamment dans les dialogues des enfants). Mais, j'ai adoré Gustave Kervern et Camille Cottin. Et j'ai beaucoup aimé cette histoire et l'évocation de ce papa veuf et largué qui veut protéger ses filles du vrai monde qu'il trouve trop dur, trop injuste, trop grave. On échappe au happy-end convenu et la réalisatrice nous offre bien mieux : une fin réaliste et optimiste quand même.
Je n'ai pas encore vu Paterson mais ce film me tente beaucoup… 

Dans la vraie vie, nous avons enchaîné les doux, reposants et joyeux séjours pendant ces vacances de noël, en famille (la mienne, celle de yann), puis avec notre amie marie-hélène avec laquelle nous allons fêter le changemement d'année. 
Avant Noël, avec yann, nous avons savouré un déjeuner plus que délicieux au restaurant Le Coquillage, face à la mer, du côté de Cancale. Je vous le recommande très très chaleureusement si vous êtes dans les parages.
Nous avons beaucoup joué au Six qui prend et au Times Up avec les enfants.
Tristan qui refusait de lire jusqu'à présent vient d'enchaîner les quatre premiers tomes d'Harry Potter.
Nous profitons chaque jour des paysages du Cotentin sous le soleil. 
J'ai pu chasser un peu mon mari des fourneaux en deuxième semaine et me lancer dans la préparation d'un osso-bucco, d'une goulash, de soupes (lentilles corail, puis endives). 
Je n'ai pas trouvé le courage de faire un seul footing, tandis que yann court presque deux heures chaque matin. Il reste trois jours, qui sait…!? 
Je prends des photos tous les jours.
Je ne lis pas assez, ça me manque et c'est parce que j'ai failli à mon rituel : entamer mes vacances par un roman de Craig Johanson et retrouver mon shérif préféré Walt Longmire. 
Je réfléchis à une carte de voeux mais en général elle n'est prête qu'à la fin du mois de janvier.  
Je suis contente d'avoir reçu le premier exemplaire de la nouvelle édition d'In the mood for Bruxelles. La livraison complète arrive la semaine prochaine. Beaucoup de travail en perspective pour trouver de nouveaux déposants : mission 2017! Et très vite m'attaquer au prochain guide.
Je rêve à notre voyage de cet été.  
début février un week-end à Bruxelles en amoureux avant d'aller retrouver les paysages somptueux du Jura et de chausser nos skis de fond.
  Je vous dis à bientôt en 2017 (et peut-être avant : j'ai envie de faire par ici une petite selection de mes romans et films préférés de l'année…)
Merci à vous qui passez régulièrement par ici. N'hésitez pas à laisser de petits commentaires de temps à autre, c'est toujours un vrai plaisir de les découvrir et d'échanger ensuite. 
 

31.10.16

en octobre {2016}







"Le convoi brimbalait en rase campagne lorsqu'enfin Elsa parvint à chasser la tristesse du départ pour ne plus songer qu'à sa délivrance. Elle rangea son mouchoir, s'accota à la vitre crasseuse et se prit à regarder les fils du télégraphe s'incurver de poteau en poteau, à contempler les arbres, les fermes éparses qui glissaient sans heurt vers l'arrière en une interminable déclinaison de maisonnettes blanches, de granges rouges et de champs de blé. Chaque kilomètre parcouru était un pas de plus vers la libération."

 {premières lignes de La montagne en sucre, de Wallage Stegner (ed. Gallmeister), écrit en 1971}

J'ai poursuivi mon exploration des romans des éditions Gallmeister avec La montagne en sucre que je voulais lire depuis longtemps. Yann me l'a offert et je me suis plongée avec délectation dans ce pavé (plus de 800 pages). Je ne connaissais pas Wallace Stagner qui est pourtant un immense auteur américain (National Book Award, Prix Pulitzer), auteur d'une trentaine de romans et d'essais écrit tout au long du 20e siècle. La montagne en sucre est en partie autobiographique. Le héros du roman est une héroïne, Elsa (sans doute donc la mère de l'auteur). On la découvre toute jeune, débarquant chez son oncle, dans la petite ville d'Hardanger, dans le Dakota. Elle fuit sa famille du Minnesota et un père, remarié avec la meilleure amie d'Elsa après la mort de sa femme. Très vite, elle s'éprend de Bo Mason, un jeune homme impétueux mais tendre et touchant, marqué par une enfance douloureuse et en quête de réussite. Le couple se marie et connaît des débuts heureux, a deux petits garçons mais Bo est un éternel insatisfait, poursuivant sans fin son rêve américain… Je ne veux pas en raconter plus mais c'est un magnifique roman sur une femme forte et sensible, intelligente et altruiste et dont la loyauté et l'amour des siens guidera la vie. Et c'est une vie entière que l'auteur nous invite à suivre, avec une dernière partie, émouvante et passionnante où le fils cadet prend la relève de la narration. L'auteur développe énormément les relations parents-enfants et les ravages sur les individus -et sur toute une lignée familiale- des défaillances parentales. C'est aussi, bien sûr, un grand roman sur l'Amérique… Sur les conditions de vie terribles dans des coins isolés. Sur le rêve américain, la conquête d'un Ouest de moins en moins vierge pour les personnages du roman qui évoluent au début du 20e siècle. Une très belle et passionnante saga familiale.

                                                             

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"A huit heures, Joseph et Kenneth entrent dans l'épicerie, ils viennent presque tous les jeudis. C'est devenu une sorte d'habitude pour nous trois, sans que l'un de nous l'ait jamais reconnue comme telle. Il arrive que seul l'un des deux vienne. Ou ni l'un ni l'autre. On ne se pose alors aucun question, car on ne se sent pas d'obligation."

{premières lignes de Les belles choses que porte le ciel, de Dinaw Mengestu (Le livre de poche), 2006}

        Autre roman génial, prêté par Falilou. Le titre -
Les belles choses que porte le ciel- est magnifique et tient toutes ses promesses. C'est le premier roman de Dinaw Mengestu, jeune écrivain américain d’origine éthiopienne (paru en 2006). Sépha a quitté l'Ethopie dans des circonstances dramatiques (qui seront révélées à mi-chemin de votre lecture). Il est arrivé, seul, à peine sorti de l'adolescence, à Washington, où il a ouvert une épicerie dans un quartier noir et pauvre. Une épicerie qui vivote tant bien que mal.  Les années passent, rythmées par la visite, chaque semaine, de ses deux amis, immigrés africains comme lui, rencontrés à son arrivée aux Etats-Unis lorsqu'il travaillait comme bagagiste dans un hôtel de luxe. Sépha est comme spectateur et absent de sa propre vie. Une vie de solitude et d'habitudes. Une vie sans rêve, sans espoirs. Un jour, arrive dans le quartier une jeune universitaire, Judith, et sa fillette Naomi, métisse. Elles s'installent dans une vaste demeure du quartier dont la population commence à évoluer et à s'embourgeoiser. Cette rencontre va bouleverser la vie de Sépha. Un court roman sur l'exil, très fort, d'une sensibilité et d'une beauté folles qui dégage tristesse et une mélancolie. On se laisse porter par une écriture précise et poétique. 

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"-Ils utilisaient du feu dans le temps.
Le vieux coq-boy voulait dire que les gars qui avaient la fantaisie de mourir pendant l'hiver au Wyoming trouvaient le repos éternel sous un mètre cinquante de terre gelée.
-Ils construisaient un feu de joie et le laissaient brûler quelque heures pour que ça dégèle, et ensuite ils creusaient la tombe."
{premières lignes de Le Camp des morts, de Craig Johnson, ed. Gallmeister, 2006.}


Enfin, lu au début de nos vacances de la Toussaint aux Pays-Bas, dans la douceur de cette maison où nous avons eu la chance de passer une semaine, Le camp des morts, de Craig Johnson. C'est devenu un rituel de vacances : retrouver mon adoré shérif Walt Longmire du Wyoming. Il faut lire celui-ci entre Little Bird et Molossses dont je vous parlais LA. C'est toujours l"hiver dans les plaines du Wyoming. Des hivers rigoureux faits de chutes de neige, de tempêtes violentes, de températures extrêmes qui isolent encore plus les habitants de ces contrées reculées. Mais la tendresse, la complicité, l'authenticité des rapports humains dans les romans de Craig Johnson est inversement proportionnelle à la rudesse du climat. Les rapports entre les personnages sont directs, vrais, forts, les amitiés "à la vie-à la mort". Celle d'Henri (que Walt surnomme affectueusement "La Nation Cheyenne" et de Walt me touche toujours autant. Ces deux là se connaissent par cœur, sont prêts à tout pour l'autre, et partagent un sens de l'humour décapant. J'ai adoré retrouver Vic, revêche et râleuse, mais au cœur tout tendre / l'indispensable Ruby, qui communique par post-it avec Walt / Sancho le petit nouveau qui est embauché dans ce roman (d'où l'intérêt de le lire avant…) / Dorothy la serveuse placide du seul dinner de la bourgade /Cady la fille avocate de Walt / Lucian le vieux shérif en maison de retraite / Isaac Bloomfield médecin formidable rescapé des camps de la mort/ Bill Mc Dermott le médecin légiste. J'ai remarqué avec ce troisième livre de la saga que les personnages des romans de Craig Johnson étaient plutôt vieillissants (sauf Vic et Sancho) et on est tellement loin de l'ode à la jeunesse et à la beauté. J'aime beaucoup le regard que l'auteur, par l'intermédiaire de Walt, pose sur les femmes. Les femmes auxquelles il est sensible ne sont jamais parfaites physiquement, il souligne leurs petites rides, les défauts qui les rendent uniques et jolies, et elles ont toujours un caractère fort et une belle âme.
Les aventures de Walt Longmire sont drôles (vraiment drôles), pleines de tendresse. Retrouver les personnages de cette saga constitue à chaque fois un moment de réconfort.  Et les quitter me fait toujours un petit pincement au cœur.


                                                          °°°°°°°°°°°°°°°
Et quelques mots sur octobre dans les salles…Les deux films qui m'ont le plus marquée sont Une vie entre deux océans, un gros mélo qui s'assume m'a emportée. Les paysages de la côté australienne, les personnages, les acteurs (Alicia Vikander, Michael Fassbender…), l'histoire… : je suis tombée sous le charme. Et coup de cœur pour le film d'animation Ma vie de courgette. Je ne suis pourtant pas une adepte des films d'animation mais celui-ci est bouleversant. L'animation  permet d'aborder un sujet délicat (la maltraitance des enfants) sans pathos, mais avec tellement de sensibilité. Une vraie réussite et la BO est épatante (cette reprise du Vent nous emportera, de Noir Désir, par Sophie Hunger). Un film triste mais à la fin optimiste sans être cul-cul car la résilience est possible et que les belles rencontres peuvent changer une vie. A partir de 9-10 ans. 

26.10.16

un peu de littérature jeunesse…



Voici le carnet de voyage de l'Inde quasi terminé sur Et pourquoi pas ailleurs. Petite incursion par ici avant de retourner par là parler d'Hambourg, d'Anvers et des Pays-Bas… Envie de parler de littérature jeunesse pour commencer et ça tombe bien, ce sont les vacances scolaires.

Parmi les nombreux romans que j'ai lus ces derniers mois, j'ai adoré En grève, de Mathieu Pierloot. Son héros s'appelle Antoine, il a 16 ans et mène une vie tranquille de lycéen. Il est fou amoureux d'Anna depuis le CM1, a un meilleur copain Medhi, tombeur de filles hyper à l'aise. On est en 1996, en Belgique. Le gouvernement a décidé de supprimer 3000 postes d'enseignants et les lycéens se mettent en grève pour manifester leur désaccord. Ils débattent des heures au café du coin. Antoine, pas franchement politisé, suit le mouvement car il y voit l'occasion de se rapprocher d'Anna et de passer du temps avec ses potes. Et tout doucement, au fil des semaines, sa conscience politique s'éveille. L'auteur belge Mathieu Pierloot raconte sa propre histoire (en prenant quelques libertés avec sa réalité) et revient sur cette année charnière et décisive dans sa vie. Il en a gardé une sacrée rancune contre le syndicats qu'il égratigne bien dans son livre. C'est un roman sur l'éveil politique mais aussi, et déjà, sur la desillusion. J'ai été très touchée par ce livre, sans doute car il m'a renvoyée à mes joyeuses années lycées dans une ville de banlieue communiste, où les manifs, les grèves, les sit-in étaient presque notre quotidien. Et il résonne aussi très fort car j'ai un fils de presque 16 ans, très militant, et qui a passé un certain nombre d'heures de cours à manifester contre la loi travail. Il a d'ailleurs adoré le roman de Mathieu Pierloot et m'a dit n'avoir jamais lu un roman jeunesse qui parle si bien des ados et en les montrant tels qu'ils sont. Au-delà de la question politique, l'expression du sentiment amoureux m'a beaucoup émue. Il exprime avec beaucoup de justesse cette manière dont très souvent on aime quand on est adolescent : un amour absolu, passionné, sans distance. Il n'élude pas la sexualité et l'aborde avec naturel. Enfin, j'ai adoré le personnage de Medhi, le meilleur copain à l'humour décapant. Le tout porté par une écriture remarquable. Un roman juste, beau et fort et qui se lit avec  beaucoup d'aisance, même pour des ados qui ne seraient pas de grands lecteurs. 

Toujours pour grands ados (et pour adultes!), Songe à la douceur, de Clémentine Beauvais m'a charmée. La jeune auteure propose une réécriture d' Eugène Onéguine de Pouchkine, qu'elle transpose dans le monde contemporain. Elle a également modifié la structure, fonctionnant avec des allers et retours entre 2006 et 2016. Tatiana a 14 ans quand elle rencontre Eugène dont elle tombe éperdument amoureuse. Lui a 17 ans et, s'il est sensible au charme de la toute jeune fille, il décide de la rejeter. Un drame se produit et ils ne se reverront par hasard que dix ans plus tard, dans le métro. Tatiana est très troublée, Eugène complètement chaviré. C'est un livre qui parle d'amour, de la manière d'aimer à l'adolescence. Et de celle d'aimer quelques années plus tard, lorsque l'amour ne remplit plus tout (en tous cas pour Tatiana). Il pose question sur le couple sans donner de réponses ni juger. Le roman est écrit en vers, c'est un peu troublant sur les premières pages mais on s'y habitue très vite et cela apporte une fluidité à la lecture. On se laisse porter par cette écriture rythmée et qui s'accorde si bien avec le fond.

Dans un genre tout autre, le roman d'anticipation, Elia ma penseuse d'âmes, de Marie Vareille jeune auteure française, m'a vraiment plu. L'héroïne, une adolescente, a un rôle assigné dans la société comme chaque individu : "passeuse d'âmes", elle est chargée de mettre fin aux jours des personnes jugées inutiles : malades, vieillards… Elle est censée ne pas ressentir d'émotions. Mais un jour, devant un jeune homme de son âge, un Nosoba (la catégorie des plus pauvres, relégués au fin fond du pays), qui lui demande de l'épargner, elle ressent de la pitié et lui laisse la vie sauve. Elle est recherchée par les autorités et fuit, jusqu'à la région des Nosoba. Elle retrouve le beau jeune homme qu'elle a sauvé et comprend comment fonctionne la société dans laquelle elle évolue. Un roman plein de finesse, d'intelligence, très bien écrit, avec une admirable héroïne féminine. Passionnant! Et la suite arrive dans quelques mois…!

Et lectures plus anciennes, dont je n'avais pas parlé, les romans de Marie Chartres sont sensationnels : Comme un feu furieux (2014) fait partie des plus beaux romans jeunesse que j'ai lus et son petit dernier, Les petits orages, est superbe aussi. Le premier nous emmène à Tiksi, au nord de la Sibérie et le deuxième dans le Dakota du Sud. Les deux ont en commun des héros ados cabossés par la vie mais sont plein d'optimisme. Marie Chartres écrit merveilleusement bien et ses romans me vont toujours droit au cœur.   

En grève, de Mathieu Pierloot (L'école des Loisirs)
Songe à la douceur, de Clémentine Beauvaus (Sarbacane)
Elia, la passeuse d'âmes, de Marie Vareille (Pocket Jeunesse)
Comme un feu furieux et Les petits orages, de Marie Chartes (L'école des loisirs)

4.9.16

des livres dans le sac à dos #2

J'ai lu L'homme de la montagne dans le bus entre Jodhpur et Jaisalmer. Un livre facile et agréable à lire mais pas léger pour autant. Été 1979, près de San Francisco. L'héroïne, Rachel, a 13 ans, une sœur, Patty de deux ans sa cadette. Depuis que leur père a quitté le domicile pour une autre femme, leur mère passe davantage de temps dans ses romans que dans la vraie vie. Elle aime ses filles, mais leur laisse une liberté presque totale. Les deux sœurs, fusionnelles, ont inventé leur propre univers, et vagabondent des journées durant. Un jour, tout près de chez elle, une jeune fille est retrouvée tuée après avoir été violée. C'est le père des fillettes,  inspecteur doué et père adulé par ses deux filles, qui est chargé de l'enquête. Mais elle piétine. Les meurtres continuent. Rachel veut aider son père à arrêter l'assassin… Même si le livre tient en haleine jusqu'au bout, il faut reconnaître que l'intrigue policière ne tient pas la route et manque de réalisme et c'est dommage. Mais si l'enquête est le fil directeur du roman, ce n'est pas qu'un thriller, loin de là. C'est davantage un roman psychologique et la relation entre les deux sœurs et la puissance de leur lien est abordée avec beaucoup de sensibilité. De même, les rapports père-filles sont très beaux. Le personnage du père, de manière général, est très réussi. Un belle lecture.

Changement de registre avec deux livres d'espionnage. Le premier, Une vérité délicate de John Le Carré. Chaque été, j'emmène un John Le Carré, mais pour l'instant, aucun n'a égalé le génial La constance du jardinier. Une vérité si délicate est plutôt de bonne facture. Deux héros, dont les chemins se croiseront tardivement : Kit Probyn, un père de famille pépère fonctionnaire au Foreign Office qui se voit, étrangement, proposer une mission par les services secrets britanniques, et le jeune et séduisant Toby Bell, diplomate ambitieux mais intègre. L'intégrité et l'honnêteté c'est ce qu'ont en commun ces deux-là qui vont risquer leur vie pour faire éclater un scandale. Comme toujours avec John le Carré, c'est ultra réaliste et la lecture de ses romans fait froid dans le dos.

Shibumi, de Trevanian, est à la fois un roman historique et d'espionnage, trop compliqué à résumer pour que je me lance ici. Pour faire vite, le héros Nicholaï Hel, est un redoutable assassin (c'est son métier) mais qui n'accepte que les causes justes. Il est recherché par une organisation, la Mother Company, plus puissante encore que les gouvernements et qui ne défend que les intérêts financiers  de ses clients. C'est un roman très original, bien écrit, instructif et passionnant avec quelques longueurs cependant (notamment les descriptions d'expédition de spéléologie du héros…). La vie de l'auteur pourrait faire l'objet d'un roman…Je vous invite à aller faire un tour par ICI, sur le site des éditions Gallmeister, pour en savoir plus sur ce type mystérieux et fascinant.

1.9.16

des livres dans le sac à dos #1






… Presque 5 semaines en Inde et des sacs à dos biens chargés en romans. J'ai commencé par Molosses de Craig Johnson et c'est avec un plaisir fou que j'ai retrouvé le shérif Walt Longmire dont j'avais lu une première aventure, Little Bird, l'an dernier. Quand je l'ai quitté, il sortait doucement de sa dépression (suite à la mort de sa femme), grâce au soutien sans faille d'Henri, son meilleur ami, un Indien intello et au sourire de Vic, sa jolie et ultra-compétente adjointe. Dans ce deuxième livre, l'intrigue policière intervient tardivement mais cela n'a aucun importance car ce n'est pas ce qui m'importe le plus dans cette série. Celui qui m'intéresse, c'est Walt Longmire. Comme toutes les femmes qui l'approchent, je suis tombée sous le charme de ce shérif, d'1,95 m, 100 kilos, la soixantaine, intelligent, sensible, courageux et terriblement drôle. Ce livre m'a fait énormément rire sans jamais tomber dans la parodie et en restant un roman de genre et c'est là un point commun avec Lonesome Dove, mon énorme coup de cœur de l'été dernier. J'adore sa relation avec Vic, une flic à la fois féminine et brut de décoffrage, jurant comme un charretier, drôle et indépendante, pleine de courage. Ces deux-là sont amoureux mais Walt n'assume pas cette relation avec une fille plus jeune, qui est aussi la sœur du futur mari de sa fille… J'adore la tendresse planquée, par pudeur,  derrière la rudesse et les vannes. Il y a aussi le Basque, pour lequel l'auteur abandonne l'humour pour construire un personnage plus torturé, jeune père de famille traumatisé par l'agression dont il a été victime lors d'une précédente aventure. La belle amitié qui unit Walt et Henri me touche et m'émeut. J'aime que l'auteur accorde beaucoup de soin à ses personnages secondaires : la serveuse préférée de Walt, les médecins… Bref, je suis complètement conquise et je savoure déjà le plaisir de me plonger (pas trop vite) dans une nouvelle aventure du shérif Longmire. Ses aventures ont d'abord été publiées chez Gallmeister, et on les trouve maintenant chez Points.

J'ai enchaîné avec un roman beaucoup moins léger et vraiment magnifique, Dans le silence du vent de Louise Erdrich. Fin des années 1980. Joe, 13 ans, vit une fin d'enfance heureuse avec ses parents aimants dans une réserve indienne du Dakota du Nord. Jusqu'au jour où sa mère est sauvagement violée. Elle échappe de peu à la mort. L'enquête n'avance pas. Géraldine s'enfonce dans la dépression et le silence. Joe ne comprend pas pourquoi sa mère ne dénonce pas le coupable. Il s'éloigne du foyer et s'évade des journées durant en vélo avec ses trois meilleurs amis. Ensemble, ils décident de chercher l'auteur du crime. Ce livre est d'abord un roman d'apprentissage, celui d'un ado qui quitte brutalement le monde de l'enfance. Un livre sur l'amitié aussi, sur la naissance du désir, et sur la quête de la justice. Plus original, c'est un très beau -et instructif- roman sur les conditions de vie des Indiens dans les réserves américaines, sur leur misère, sur leurs droits bafoués, sans jamais être misérabiliste. L'auteure a elle même grandi dans une réserve du Dakota du Nord et ses parents travaillaient au Bureau des affaires indiennes (comme Géraldine, la maman de Joe). Le livre a été récompensé par le National Book Award et élu meilleur livre de l'année 2012 par les libraires américains. Un très très beau livre.

J'ai poursuivi mes lectures américaines avec Pottsville 1280 habitants, "première traduction intégrale du plus célèbre roman de Jim Thompson, un classique incontournable" nous apprend la quatrième de couverture. Et voilà un roman qui m'a laissé complètement indifférente. Un héros cynique, une histoire qui ne m'a pas intéressée, un humour qui ne m'a pas touchée. Noah et Yann ont  aimé et beaucoup ri… et se marraient plusieurs jours après en répétant la phrase fétiche de NickCorey,  "Je ne suis pas sûr d'être d'accord avec toi. Enfin, je dis pas que t'as tort, mais je dis pas que t'as raison non plus"qui moi me laisse carrément de marbre.

(la suite des lectures de l'été ce week-end)

Little Bird, de Craig Johnson (premier de la série), Ed. Gallmeister + Points
Molosses, de Craig Johnson, Ed. Gallmeister + Points
Dans le silence du vent, de Louise Erdrich (Le Livre de Poche), 2012, 7,90€
Pottsville, 1280 habitants, de Jim Thompson, Rivages/noir, 1964, 8€

9.2.16

In the mood for… Bruxelles



Je vous présente In the mood… for Bruxelles!
Un carnet photographique avec toutes mes adresses préférées à Bruxelles : restos, cafés, librairies, galeries de meubles, friperies, marchés, brocantes… Une trentaine de lieux testés et adorés, chouettes et authentiques, à l'écart, pour beaucoup, des lieux touristiques. Des adresses glanées au fil de nos séjours… certaines découvertes il y a bien longtemps d'autres tout récemment.
C'est un projet que j'ai en tête depuis très longtemps et qui me tient donc beaucoup à cœur.
J'ai écrit les textes, fait les photos et je me suis entourée d'une super équipe de filles : else (maquette et graphisme) + sophie (maquette) + Lise (pour les jolis plans) : toutes sympas & talentueuses.

*In the mood for… Bruxelles, 96 pages, 14€

 





2.2.16

les others






La très belle revue Les others. J'ai eu beaucoup de chance : j'ai acheté le deuxième numéro, à Bordeaux et le monsieur de la boutique m'a offert le premier… Des photos sublimes. Et une passionnante interview d'un tireur de photos argentiques.
leur site est par là : http://fr.store.lesothers.com/

Les others, 16€