et pourquoi pas demain

2.9.13

Cracovie, 19 au 22 août










{photos prises à Nowa Hutta. La troisième photo a été prise dans l'incroyable bar à lait du quartier}

A Cracovie, on a adoré découvrir le quartier de Nowa Hutta. Sa création s'inscrit dans la cadre d'une politique d'industrialisation de masse dans les années 1940. Les plans de cette ville nouvelle et de son acierie datent de 1947. Les premiers logements sont inaugurés en 1950.L'Union soviétique a prêté
450 000 $ pour sa construction.  Cette ville d'ouvrier, sorte de "cité idéale" créee aux abords de Cracovie est un symbole du socialisme d'un point de vue architectural et symbolique. 
C'est un lieu imposant, étonnant. Des immeubles très soviétiques, sans gaité, mais ses concepteurs avaient prévu de mêler le vert au béton et un grand parc vient égayer le quartier. On y croise un théâtre devenu avant-gardiste. Des petits vieux assis sur les bancs observent des jeunes en skate. Nous avons passé la tête dans un génial bar à lait, qui semble figé dans le temps, très  loin de ceux remplis de touristes du centre de Cracovie.

La visite des mines de sel, réclamée par nos enfants, nous a franchement déçus. Nous avons suivi le classique "trajet touristique" qui mène dans plus de vingt chambres taillées dans le sel et des sculptures de sel. La visite dure trois heures et se fait obligatoirement avec un guide ( son accent rendait ses propos difficilement compréhensibles et ses explications étaient vraiment légères). Pour moi, la visite ne présente aucun intérêt, mais nous avons croisé des gens enthousiastes... Et puis je suis allergique à ces sites touristiques remplis de boutiques de souvenirs. Je regrette de ne pas avoir opté pour le "parcours minier" où habillé comme un mineur, on descend dans le puit Régis, le plus ancien de la mine, à la découverte de la mine des mineurs : on mesure le niveau de méthane dans l'air, on cherche et transporte le sel... Plus drôle et plus instructif sans doute.


Le zoo, visité avec ma mère, Aurélien, Laura et Tristan vaut le détour si on a un peu de temps et que l'on visite la ville avec des enfants. Il est assez excentré, dans un beau coin de nature. Un bus public nous dépose à l'entrée.

Le centre historique de Cracovie est très mignon avec sa Place du Rynek, le château de Wawel, la cathédrale, ses petites rues piétonnes et ses façades colorées... Mais les rues sont bondées de touristes et de boutiques et le lieu a perdu toute authenticité. On se promène dans une carte postale. Une jolie carte postale certes mais une carte postale.

Le quartier juif (Kazimierz) et celui de Podgorze sont nettement  plus intéressants.La place des Héros du Ghetto sur laquelle sont installées des chaises vides (symbole de l'absence de la population juive aujourd'hui) est très émouvante. La visite de l'usine d'Oscar Schindler nous a passionnés. L'usine a été transformée en un musée en 2010. Sa géniale expo nous plonge dans la vie quotidienne à Cracovie avant et pendant l'occupation allemande. La partie réservée à Schindler (qui a sauvé plus d'un millier de Juifs) est très secondaire. Pas d'audio-guide en français malheureusement mais tout est traduit en anglais. Prévoir au moins deux heures de visite, voire trois, si on veut vraiment en faire le tour. Un incontournable. 

Nous avons également visité la maison d'arrêt de la Gestapo. Le musée, tout petit, rend hommage aux résistants. Dans le bâtiment à côté, on descend dans les caves où étaient interrogés et torturés les prisonniers avant d'être envoyés (s'ils étaient encore en vie) en prison ou en camp. Il est extrêmement troublant et émouvant  de pénétrer dans des cellules dont les murs sont recouverts d'inscriptions (600 environ) faites de la main d'hommes et de femmes dont on n'ose imaginer le calvaire. Parfois un nom et une date. Une initiale. Ou une phrase,un poème. 

Et bien sûr Auschwitz. J'y avais passé une journée l'hiver dernier avec des lycéens et leurs enseignants pour un reportage. Je n'y suis donc pas retournée et je suis restée à Çracovie avec Tristan tandis que Yann (prof d'histoire!) s'y est rendu avec Noah, Marius ( préparation indispensable) et mon père. Pour moi, c'est une visite indispensable. 
L'affluence est telle que l'été, il est obligatoire de prendre un guide si l'on arrive entre 10h et 15h et c'est une bonne chose. Vérifier sur leur site les horaires auxquelles démarrent les visites en français. Il faut une heure et demi en bus (le prendre à la gare routière) pour arriver à Auschwitz. Il est inutile de passer par les tours organisés. 


1 commentaire:

  1. jolies foulées :)
    mais où sont les jeunes?! bises audrey

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